4.9.07

C'est la rentrée des... des quoi, déjà ?

Je serais bien prête à écrire un petit quelque chose pour mes fidèles lecteurs, histoire de marquer la rentrée politique, la bien connue "rentrée des crasses" (il s'agit uniquement des crasses dirigeantes, celles qui sont tellement nulles qu’elles ont dû se résoudre à faire de la politique).

Après tout, j'ai presque une responsabilité éditoriale à assumer : en effet, d'après Wikio, mon blog est 55ème dans le classement des blogs politiques, progression +26 (comment est-ce possible ?), devant d'autres blogs éminents tels que Laurent-Fabius.net, Edouard Fillias, L'Insolent, Christian Vanneste, Jean-Luc Mélenchon, Jean-Pierre Chevènement 2007, Aurélien Véron, Jean-Pierre Raffarin, Alain Carignon... Wikio se trompe évidemment quant à l'importance de mon blog, mais ce n'est pas grave (j'aurais pu, horreur, être classée dans les blogs féminins)...

J'aurais pu, au mois d'août, vous rappeler que la crapulerie des hommes de l'Etat (et des politiciens, chefs de la mafia étatique) était sans borne. Crapulerie doublée d'une rouerie à toute épreuve : commettre des crimes sans se faire prendre et trouver des boucs émissaires quand ça tourne mal est tout un art, l'art de la politique, dans lequel ils sont passés maîtres. La crise financière d'août, qu'on a déjà oubliée, illustre bien les manigances de l'Etat crapuleux : comme l'expliquent aussi bien Sweet Thurday que Vincent Bénard, c'est la réglementation étatique couplée à l'action/inaction des inutiles/nuisibles banques centrales qui est la cause fondamentale des problèmes. Mais comme ce n'est pas directement visible, le non-initié et le journaliste moyen accuseront les marchés, le capitalisme "débridé", et le libéralisme. Il en est de même pour la sinistre SS : on mettra en cause tantôt le patient, tantôt le prescripteur, en oubliant au passage l'organisation illégitime qui s’interpose entre eux. Celui qui a une âme d'esclave voit la liberté comme la source de tous ses maux, et ses oppresseurs comme la seule voie de salut.

Ce n'est pas que j'ai la flemme en ce mois de septembre, mais d'une part j'ai peu de choses à dire, d'autre part, j'ai quitté France Telecom il y a quelque temps pour passer chez Neuf (à bas les monopoles), et j'ai subi au retour des vacances un méchant "écrasement de ligne" (appelé aussi slamming, non, ce n’est pas un genre musical de djeunz prisé par un psychothérapeute) qui me laisse sans Internet... Le genre de mésaventure qui vous ferait parfois regretter le monopole (mais ne serait-ce pas un coup bas de l'ex-monopoleur, en fait ?).

Saluons Aurélien Véron qui va lui aussi barboter de temps à autre dans Agoravox : il nous rappelle que l’abus de Michaël Moore est dangereux pour notre système de santé (ça rend complètement sicko).

A bientôt peut-être pour de nouvelles aventures…

3 commentaires:

El Gringo a dit...

Le magazine Score aurait écrit du dernier Michael Moore:
"Une démagogie de comptoir assez agaçante car elle ne sert finalement que son ego et son statut de Che Guevara pour lecteurs de Télérama"
Notre irréprochable et politiquement correcte télévision publique, et notamment Soir3, m'a bien clairement fait comprendre, dès ce soir, que Sicko "démontre" la supériorité du système de santé français sur le système étasunien.
En v’la d’l’info, en v’la…

philippe psy a dit...

Effectivement, j'ai pensé à vous car dans le parisien, ce gros con, s'étalait et vantais le système français en avançant des chiffres totalement faux !

Alors, pas de chance, compte-tenu de votre ligne éditoriale, vous n'y couperez pas, vous irez voir Sicko !

El Gringo a dit...

Même Libé crache sur Sicko:

"Le docu de Michael Moore sur le système de soins américain frise la malhonnêteté."

http://www.liberation.fr/culture/276270.FR.php